03/12/2018

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération Décembre 2018 n°11

Camp de Dheyshe : saluts aux résistants

La rapide victoire de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza sur l’occupant, au mois de novembre, a prouvé que les organisations de la résistance ont fait d’importants progrès sur le terrain, d’autant plus qu’elles ont unifié leur action dans un « cabinet unifié », qui a riposté de manière directe et précise à l’agression sioniste, touchant la ville de Ascalan dans l’intérieur occupé en 48 et non seulement les colonies du pourtour de Gaza. L’opération d’infiltration menée par le commando sioniste fut un échec, que la direction sioniste a voulu compenser en bombardant et démolissant un quartier civil et la télévision al-Aqsa. 
 Depuis le début de « la grande marche du retour », le peuple palestinien est parvenu à empêcher la mise en place du projet Trump, consistant à liquider la cause palestinienne, en affirmant que le peuple palestinien refuse de se soumettre à l’occupation et qu’il réclame tous ses droits. Bien qu’elle refuse ce projet liquidateur, l’Autorité palestinienne affaiblie refuse de laisser le peuple résister à la colonisation et judaïsation rampante de son pays, ayant mis toutes ses cartes entre les mains de « la communauté internationale », qui lui a enjoint de neutraliser les résistants. Cependant, les Palestiniens résistent, autant qu’ils le peuvent, en tirant sur l’occupant, en essayant d’écraser ses colons soldats, mais aussi en protestant par des rassemblements populaires, comme à Khan al-Ahmar. La résistance en Cisjordanie et dans al-Quds, tout comme dans certaines villes occupées en 48, comme al-Lid et al-Naqab, et dans les prisons, est presque quotidienne, malgré la répression sauvage de l’occupant colonial, et en Cisjordanie, malgré la « coordination sécuritaire » entre l’AP et l’occupant.
 
 La gravité de la situation, où la colonisation judaïsation progresse à grands pas en Cisjordanie et les territoires occupés en 48, où les lieux saints sont profanés, où des régimes arabes accourent vers la normalisation de leurs relations avec l’occupant et où la « communauté internationale » ignore sciemment les crimes sionistes, ne peut perdurer, d’abord à cause de la lutte multiforme du peuple palestinien pour la récupération de tous ses droits, en premier lieu son droit au retour sur sa terre et à sa patrie, puis à cause de la fraternité des peuples arabes et musulmans et la solidarité des peuples du monde qui comprennent de plus en plus que l’entité coloniale sioniste est l’aberration criminelle de l’occident impérialiste (USA et Europe), et que les mensonges répétés pendant un siècle ne fondent pas une vérité, mais deviennent une complicité des crimes commis. C’est la résistance palestinienne et arabe qui leur a ouvert les yeux, et elle continue, par ses martyrs, ses prisonniers et ses blessés, à élargir la portée de sa voix.

Martyrs tombés en octobre - novembre 2018

Le prisonnier Wissam Shalalde, 28 ans, de Sa’ir, région d’al-Khalil, assassiné par manques de soins dans la prison de Ramleh. Il est le 4ème prisonnier à succomber au cours de l’année.

A’isha Arrabi, 47 ans, tuée par des colons près du barrage Zaatara, au nord de la Cisjordanie ; Elias Yassin, 22 ans, village de Badia, ouest de Salfit ; Mu’ammar al-Atrash, 42 ans, exécuté dans la ville d’al-Khalil, le 22/10 ; Mohamad Bisharat, 23 ans, exécuté par l’occupant lors d’affrontements dans le village de Tamun, au sud de Tubas (23/10).

Khalid Sa’id, 13 ans, Dayr Balah (28/10) ; Abdel Hamid Abu Dhaher, 13 ans, Dayr Balah (28/10) ; Mohammad Satari, 13 ans, Dayr Balah (28/10), enfants bombardés alors qu’ils jouaient près de leurs maisons. 

Au cours de l’agression sur Gaza, novembre 2018 : le martyr des Brigades al-Qassam, tué le 11/11/218 lors de l’opération d’infiltration du commando sioniste, Noureddine Baraka : né le 25 avril 1981, au sein d’une famille pieuse et traditionnelle, de Khan Younes. Arrêté lors de l’Intifada al-Aqsa, il a poursuivi ses études supérieures à sa libération. Membre des Brigades al-Qassam dès 2003.  Ses compagnons martyrs le même jour : Alaeddine Fussayfis, 19 ans, Mohammad Qarra, 23 ans, Mahmud Musbah, 25 ans Mustafa Abu Awda, 21 ans, Umar Abu Khater, 21 ans, et Khlaed Qwayder, 29 ans, des Brigades al-Nasser Salaheddine.
Gaza, 14/11 : Mohamad Tatari (27 ans), Mohammad Awda (22 ans), Khalid Sultan (26 ans), Mus’ab Hawas (20 ans), Hamad Nahal (23 ans), Musa Abdel Al (22 ans), Akram Ma’ruf (29 ans). 

Ramzi Abu Yabis, du camp Dheyshe, 30 ans, exécuté par l’occupant le 26/11, lors d’une opération de résistance contre les soldats sionistes ; Iyyad Youssef Sulayman, 25 ans, de Jabalia, blessé lors de l’agression meurtrière en 2014 sur la bande de Gaza (28/11) ;  Mohammad Nasr Rifi, 12 ans, blessé lors de l’agression meurtrière en 2014 sur la bande de Gaza (2/11). Son père et son frère et 4 de ses cousins avaient été tués lors de l’agression ; Abdel Rahman Abu Jamal, 17 ans, de Jabal al-Mukabbir, dans al-Quds, décédé le 24/11 par suite des blessures infligées par l’occupant le 14/11 ;  Mohammad Shrayteh, 28 ans, du village Mazra’a Gharbiya (Ramallah), décédé 15 jours après avoir été blessé par l’armée d’occupation, lors d’affrontements dans le village ; Le pêcheur Nawaf Attar, 23 ans, a été exécuté en mer par la marine sioniste (5/11) ; Le résistant maqdissi Abdel Rahman Abu Jamal (17 ans) décédé des suites de ses blessures, à l’hôpital où il avait été emmené après que les sionistes aient tiré sur lui ((20/11).


Martyrs des marches du retour dans la bande de Gaza  (octobre et novembre)

Ibrahim Aruqi, 78 ans, camp al-Maghazi, Gaza, exécuté le 2/10 ; Ahmad Abu Habl, 15 ans, Jabaliya (3/10), Mahmud Abu Sim’an, 24 ans, Nussayrat (5/10), Faris Sersawi, 14 ans, Shaja’iyya (5/10), Hussayn Raqab, 28 ans, Khan Younes (5/10), Abdallah Daghma, 24 ans, Khan Younes (12/10) Il est le troisième fils martyr de la famille, après ses frères Sulayman (2002) et Bassam (2008); Ahmad Abu Na’im, 17 ans, Nusayrat (12/10), Ahmad Tawil, 27 ans, Nusayrat (12/10) ; Mohammad Isma’il, 29 ans, Breij (12/10), Tamir Abu Irmana, 21 ans (12/10) ; Afifi Afifi, 18 ans, Camp Shate’ (12/10) ; Mohammad Abbas, 21 ans, Sheikh Radwan (12/10) ; Saddam Abu Shalash, 27 ans, Jabalia (16/10) ; Naji Za’anin, 25 ans, Bayt Lahia (17/10) ; Muntassir Baz, 17 ans, Nussayrat (23/10) ; Mohammad Abdel Nabi, 27 ans, Jabalia (26/10) ; Nassar Abu Taym, 19 ans, Khan Younes (26/10) ; Ahmad Abu Labda, 22 ans, Khan Younis (26/10) ; Ayish Shaath, 23 ans, Khan Younes (26/10) ; Mujahid (Ziad) Aql, 23 ans, Nusayrat (27/10) ; Yihia Hassanat, 23 ans, , blessé par les tirs « israéliens » le 26/10 (28/10) ; Mohammad Abu Ubada, 27 ans, Shate’ (29/10) ; 

Ghanim Sharab, handicapé, 40 ans, de Khan Younis, décédé le 4/11 des suites de ses blessures plusieurs semaines auparavant ; Ahmad Najjar, 21 ans, Khan Younis (7/11) ; Mohammad Abu Sharbin, 20 ans, Rafah (8/11) ; Rami Qamhan, 28 ans, exécuté à l’est de Rafah (9/11) ; ‘Imad Shahin, 17 ans, du camp Nusayrat, décédé à l’hôpital après avoir été arrêté par l’armée d’occupation, qui l’a blessé au cours de la marche du retour du 2/11.

32 martyrs et 500 Palesstiniens arrêtés au cours du mois d’octobre. L’occupant confisque (fin octobre) les corps de 32 martyrs. L’occupant kidnappe toujours 11 corps de martyrs des marches du retour, depuis le 30 mars (15/11).


Résistance

Le résistant Ramzi Abu Yabis, infirmier du camp Dheyshe, a mené une opération d’écrasement contre les soldats de l’occupation, près de la ville d’al-Khalil, avant de s’élever en martyr, exécuté par l’occupant (27/11). Les organisations de la résistance et les réfugiés du camp de Dhayshé ont salué l’opération du martyr, considérant que ce n’est qu’une riposte aux crimes de l’occupant.

Le résistant Abdel Rahman Abu Jamal, de Jabal al-Mukabbir, mène une opération de résistance en pénétrant dans une caserne de la police de l’occupation, dans al-Quds et en poignardant 5 policiers. Il est arrêté, blessé, sa maison fouillée, et est menacée de démolition. Tous les membres de sa famille ont été arrêtés.

Une unité de la résistance en Cisjordanie lance des coups de feu sur un point de l’armée d’occupation à l’entrée de la colonie « Pesgot », implantée sur les terres de la ville d’al-Bireh. Elle a réussi à disparaître (16/11). Une autre opération du même type a eu lieu dans le quartier Abu Snayna dans al-Khalil, sans cependant toucher l’occupant.

Le résistant Ashraf Naalwa parvient à tuer deux colons et à en blesser une troisième, dans la zone industrielle Burkan, de la colonie Ariel, implantée sur les terres de Salfit (octobre).

La résistance palestinienne a remporté la victoire au cours de la courte bataille survenue entre elle et les forces sionistes autour de la bande de Gaza (mi-novembre 2018). Refusant de laisser les crimes sionistes impunis, elle a riposté comme promis selon l’équation : « bombardements contre bombardements ».

24/11 des jeunes de Issawiya ont été blessés au cours des affrontements avec les forces de l’occupation. Un colon de « Har Gilo » a été blessé par un poignard, le résistant a été arrêté. Des jeunes ont lancé des bouteilles incendiaires sur les forces d’occupation dans le camp de Dhayshe. 

Le conseil unifié des organisations de la résistance dans la bande de Gaza a affirmé être prêt à repousser toute agression sur la bande de Gaza. Dans son communiqué paru le 17/10, il affirme : « nos armes protègeront notre peuple et seront toujours levés contre notre ennemi » en riposte à l’agression matinale de l’armée sioniste. Il poursuit : « nous sommes aux côtés de notre peuple qui se dirige toutes les semaines pour réclamer leur liberté et leur retour à leur pays ». 

La presse sioniste annonce le chiffre de 1100 incendies provoquées par les ballons incendiaires lancés à partir de la bande de Gaza, depuis le 30 Mars. 12.000 dunums ont été incendiés, dont des centaines dépendant de la « Caisse nationale juive ». 

Le comité populaire de la ville occupée en 48 d’al-Lid a organisé une manifestation massive contre la démolition systématique des maisons arabes dans la ville, par la municipalité sioniste (fin novembre).
Les prisonnières détenues dans la prison de Hasharon ont refusé de sortir dans la cour de la prison, refusant les caméras installées par l’occupant (15/10). Les prisonniers détenus dans Ofer s’organisent et décident de mener la lutte en soutien aux prisonnières détenues dans Hasharon (18/10). Deux prisonniers ont entamé la grève de la faim le 23/10 en solidarité avec leur lutte.

Les habitants de Khan al-Ahmar on remporté, par leur lutte et la solidarité, la première manche de la bataille menée contre la destruction du site. Le sit-in en solidarité avec la population se poursuit depuis 120 jours, pour empêcher la démolition du village (18/10). L’occupant menace, mais ne parvient pas à prendre la décision de supprimer le site, par crainte des réactions locales, d’autant plus que la situation dans al-Quds et la Cisjordanie leur semble de plus en plus inquiétante.

Dans les territoires occupés en 48 et dans les colonies situées en Cisjordanie, des ballons incendiaires ont été trouvés, ce qui a provoqué la crainte des sionistes, qui pensent que les moyens de lutte pacifiques sont en train de s’étendre vers d’autres endroits. 

Après plusieurs semaines de grève de la faim, le prisonnier Khodr Adnane a été libéré. Le tribunal a été obligé de fixer sa condamnation (un an de détention), presque un an après son arrestation. Khodr Adnane a arrêté son mouvement de lutte et a été libéré au cours du mois de novembre.

Ahmad Sameh al-Rimawi a mené la grève de la faim pendant quelques jours pour réclamer la fin de sa détention (ordre administratif renouvelé depuis août 2017). 

Les marches du retour se sont poursuivies au cours des mois d’octobre et novembre 2018 avec des thèmes variés, dénonçant la déclaration Balfour, affirmant la poursuite des marches, se solidarisant avec al-Quds et la Cisjordanie occupées, rappelant les Intifada du peuple palestinien, dénonçant la normalisation d’Etats arabes avec l’occupant et affirmant le soutien à la résistance armée. Parallèlement aux marche du retour du vendredi, des marches maritimes sont organisées les jours du lundi, au nord de la bande de Gaza, pour briser le blocus criminel. 

En Jordanie, les protestations s’accentuent pour refuser le renouvellement du contrat de « location » par l’entité coloniale de terres situées dans al-Baqura et al-Ghumr. Le contrat de location s’étend sur 25 ans, et finit ce mois-ci. 


Colonisation – répression, purification ethnique

Le quartier de Batn al-Hawa, dans Selwan, est menacé par la judaïsation et l’expulsion de centaines de familles, les autorités d’occupation ayant légalisé les allégations d’une association sioniste réclamant les maisons et terrains du quartier, qui appartiendraient, selon les sionistes, à des juifs Yéménites. Or, l’histoire dit que les Juifs du Yémen ont vécu dans le quartier jusqu’en 1881, avant de le quitter à cause de la situation politique critique en 1929. Ils avaient vendu leurs propriétés à des Maqdissis.

Au mois de novembre, l’occupant a démoli 30 structures d’habitation dans la ville d’al-Quds, dont 17 le même jour dans le camp de She’fat (24/11). Le nombre de colons a augmenté dans la vieille ville d’al-Quds et ses environs, s’élevant à 3500 colons, dans 86 points de colonisation. Dans la vieille ville, se sont installés 430 colons, à Selwan, 450 colons, à Ras al-Amoud, 600 colons et 100 à Sheikh Jarrah.

Le « comité islamo-chrétien de soutien à al-Quds et les lieux saints lance une alerte après la découverte d’un nouveau long tunnel creusé par les sionistes, qui parcourt le dessous de la vieille ville jusqu’à Ayn Selwan, au sud de la mosquée al-Aqsa.  (14/11)

La colonisation s’accélère à proximité de la mosquée al-Aqsa. Les autorités sionistes ont approuvé un projet de judaïsation concernant les parcs dans Selwan, autorisant à construire des unités coloniales. Le conseil islamo-chrétien de soutien à la ville d’al-Quds dénonce ce projet colonial. Pour Jamal Amru, spécialiste de la colonisation, ce nouveau projet à proximité de la mosquée al-Aqsa fait partie des visées coloniales sur al-Quds, il vise la démographie maqdissie et veut modifier l’histoire de la ville. 

Les organisations sionistes s’emparent sous l’appellation « ventes » de plusieurs terrains et immeubles maqdissis dans la vieille ville et le bourg de Selwan (10/10). La majorité de ces terrains ont été entre les mains de plusieurs intermédiaires, locaux et internationaux, avant de tomber entre les mains des sionistes. Après la campagne palestinienne menée pour découvrir ces intermédiaires locaux qui assurent la vente des terrains palestiniens aux sionistes, l’occupant kidnappe pendant quelques jours le gouverneur palestinien de la ville d’al-Quds, Adnan Gaith, qui est membre du CC du Fateh, le 20/10 et un responsable de la sécurité palestinienne, pour les empêcher de dévoiler les noms des intermédiaires et de lancer une campagne contre eux. Fin novembre, l’occupant a arrêté à nouveau Adnan Gaith et des dizaines de membres du Fateh, les accusant de servir l’Autorité palestinienne dans la ville d’al-Quds.


Plusieurs familles du quartier Sheikh Jarrah dans al-Quds sont menacées d’expulsion par les sionistes, après le refus par le tribunal suprême de l’entité d’occupation de prendre en compte la demande de la famille Sabbagh, qui vit dans le quartier depuis 1956, suite à son expulsion la Palestine occcupée en 48. Les colons sionistes prétendent que les terrains leur appartiennent, alors que les preuves qu’ils présentent sont des documents falsifiés. (18/11)

L’occupant sioniste a nivelé des terrains dans Selwan appartenant à Khaled Zeer du quartier al-Abbasiya, en coordination avec « l’administration de la nature » et la municipalité de l’occupant (19/11).

L’occupant démolit la maison du citoyen maqdissi Mohran al-Maghribi dans Jabal Mukabbir, sans lui permettre d’enlever ses meubles et affaires personnelles auparavant (29/11). Le propriétaire de la maison avait demandé une autorisation de construire à l’occupant, et la réponse est venue par la démolition. Il démolit un immeuble de 12 appartements dans le camp de She’fat (11/11), appartenant à Mahmud Jaradat.

Les colons de la colonie « Ihiah » installée sur les terres du village Jalud, au nord de la Cisjordanie, se sont emparés, sous la protection de l’armée d’occupation, de 10 dunums de terrains du village, appartenant à trois citoyens palestiniens, qui les avaient plantés depuis des dizaines d’années d’arbres fruitiers (27/11). Le village de Jalud est encerclé par 5 colonies.

La colonisation empêche le développement naturel de la province de Salfit. 25 colonies sionistes ont été implantées sur son terrain. En plus de la colonie Ariel, qui compte 25000 colons, un projet de construction d’une nouvelle grande colonie entre Salfit et Qalqilya est en route.

L’occupant arrête 10 Palestiniens dans la ville d’al-Lid, dans les territoires occupés en 48, qui ont refusé la démolition d’une maison palestinienne appartenant à la famille Shaaban (27/11)

Le gouvernement sioniste approuve la construction d’une nouvelle colonie au cœur de la ville d’al-Khalil (15/10). Elle sera installée dans la zone de la rue al-Shuhada, qui a été partagée en deux en 1997. Cette zone servait de place pour les bus palestiniens, l’armée s’en est emparée pour des « raisons militaires ». Le 25/10, des colons installent des barrages métalliques sur le parterre de la mosquée al-Ibrahimie. L’occupant déclare la zone Tel Rmayda dans al-Khalil zone militaire fermée pour permettre aux colons de se rendre à l’ouverture d’un parc sioniste (17/10).

Poursuivant le résistant Ashraf Naalwa, que l’armée d’occupation semble incapable de trouver, les sionistes s’en prennent à sa famille : destruction prévue de la maison familiale, arrestation des membres de la famille, pour faire pression sur le résistant. Ses sœurs, ses frères, ses père et mère ont été arrêtés puis relâchés, rien que pour prouver que l’entité sioniste rete maîtresse de la situation, alors qu’elle ne l’est pas. Les fouilles de l’armée coloniale se sont étendues jusqu’à la ville d’al-Khalil, où plusieurs Palestiniens ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir caché le résistant (18/10). La mère du résistant est toujours prise en otage par les sionistes. 

Les autorités de l’occupation ont décidé de s’emparer de 8.000 dunums appartenant au village al-Zawiya, à l’ouest de Salfit, pour la colonisation (10/10). Elles ont démoli trois maisons dans al-Quds et Al-Khalil (18/10). Elles volent 267 dunums de terres des Awqaf de l’église latine dans la vallée du Jourdain, des villages de Bardala et Tayasseer, pour y installer des casernes militaires (28/11). 

L’occupant prolonge la détention de Suzanne Abu Ghanam, 39 ans, du quartier At-Tur dans al-Quds. Arrêtée le 5.8.2018, Mme Abu Ghannam a été détenue dans la prison de Moskobiya puis à Hasharon. Elle est accusée d’inciter contre l’occupant sur Facebook. Elle est la mère du martyr Mohammad Abu Ghannam, 17 ans, exécuté par l’occupant en juillet 2017, au cours d’affrontements dans al-Quds. 

Les colons organisés hors du champ politique officiel de l’entité coloniale commettent de plus en plus fréquemment des crimes et des exactions à l’encontre de la population palestinienne. A Khan al-Ahmar, ils ont manifesté contre la décision du gouvernement sioniste de reporter la destruction du site, et dans la vallée du Jourdain (al-Aghwar), ils pourchassent les bergers palestiniens pour les obliger à quitter la zone, protégés par les forces de l’occupation (23/10). Les colons bloquent les camions devant rentrer dans la bande de Gaza (15/16 – 11) et inscrivent des menaces de mort sur les véhicules dans Kfar Qassem et plusieurs localités palestiniennes.

A Khan al-Ahmar, dans la région d’al-Quds, Mahmud Abu Dawuk, porte-parole de la population du site, a expliqué que l’occupant impose un blocus sur la population, empêchant l’entrée des produits alimentaires (20/10), affirmant que les agissements de l’armée sioniste relèvent d’une guerre psychologique.

Dans le Naqab occupé, sheikh Sayyah Turi, dirigeant de la lutte du village al-Araqib, a été condamné à 10 mois de prison et une amende de 36000 shekels pour avoir refusé de quitter son village natal, visé par la colonisation. 

La police sioniste démolit la source d’eau du village Saffuriye, dans la Galilée occupée, en dépit des protestations des propriétaires palestiniens qui y vivent encore (2/12).

47 Palestiniens ont été arrêtés au cours de rafles dans la Cisjordanie occupée, y compris al-Quds, dont 20 membres du Fateh qui protestaient contre l’arrestation du gouverneur palestinien de la ville. Des affrontements ont eu lieu entre les jeunes et l’armée d’occupation à Dayr Mesh’al et Qabatia, venue arrêter des Palestiniens (27/11). 16 Palestiniens ont été arrêtés au cours des rafles nocturnes en Cisjordanie (29/11), dont l’enfant Ma’in Badawi dans le camp al-Arroub dans al-Khalil.

L’administration carcérale a décidé de sanctionner le prisonnier palestinien Walid Duqqa, de Baqa al-Gharbiyya, en Palestine occupée en 48, pour avoir écrit et publié un livre pour enfants. Détenu depuis 1984, Walid Duqqa a écrit de nombreux textes et livres, dont une pièce de théâtre. 

Le centre d’études sur les prisonniers de Palestine a publié son rapport sur les prisonnières, affirmant que 615 Palestiniennes ont été arrêtées et détenues depuis l’Intifada al-Quds (octobre 2015), pour les empêcher de participer à la lutte, en semant la peur. Le rapport indique que l’occupant a arrêté et détenu des mineures, âgées de 12 ans, comme Dima al-Wawi d’al-Khalil, qui a été détenue pendant 4 mois. A l’heure actuelle, il détient 4 mineures, toutes blessées par balles lors de leur arrestation, et les peines prononcées contre elles vont jusqu’à 13 ans de détention. A l’heure actuelle, les prisonnières sont au nombre de 56, détenues dans les prisons de Hasharon et de Damon, dont 9 prisonnières blessées. La prisonnière la plus âgée a 60 ans, il s’agit de Ibtissam Mussa, de la bande de Gaza, condamnée  2 ans de détention. 49 ordres de détention administrative ont été prononcées contre les prisonnières. Khalida Jarrar a subi le renouvellement de sa détention administrative pour la troisième fois, et Fida’ Ikhlil, ancienne prisonnière libérée, a été placée en détention administrative. Des condamnations lourdes ont été prononcées contre des prisonnières, pour donner l’exemple, comme pour Shuruq Dwayat d’al-Quds et Shatila Abu Iyada, des territoires occupés en 48, condamnées à 16 ans de prison. 

Vers la mi-novembre, le nombre de prisonniers palestiniens s’élevait à environ 6000 prisonniers, répartis sur 23 prisons et centres de détention, parmi lesquels 300 mineurs (moins de 18 ans) et 54 femmes (dont 8 blessées).

Par vengeance envers les prisonnières qui ont lutté contre l’installation des caméras dans la prison de Hasharon, et qui ont été transférées à la prison de Damon, l’administration pénitentiaire refuse de leur remettre leurs affaires personnelles.

L’état de santé de la prisonnière Isra’ Jaabis s’est détérioré, l’occupant remettant à plus tard les soins et les opérations qui doivent être menées. Isra’ Jaabis, 32 ans, est mère d’un enfant, elle a été condamnée à 11 ans de prison, accusée par l’occupant d’avoir voulu mener une opération d’écrasement contre ses forces militaires. Elle a été brûlée par l’explosion de sa voiture, et les sionistes lui ont écrasé les doigts au lieu de lui porter secours.

Le prisonnier Mahmud Atallah poursuit la grève de la faim depuis 15 jours, pour réclamer la fin de son isolement en cellule, dans la prison de Ascalan, qui dure depuis 5 mois. Mahmud Atallah est de Nablus, et est détenu depuis 17 ans. 

Dans les centres de détention, les prisonniers palestiniens qui risquent de passer plus de 6 mois à l’intérieur, souffrent du froid, car l’occupant leur refuse des vêtements chauds.

Le prisonnier Rizq al-Rajoub, 60 ans, a mené la grève de la faim au cours du mois de novembre pour réclamer sa libération immédiate. Al-Rajoub a été arrêté le 6/12/2017, une semaine après sa libération. Au total, le nombre d’années de détention s’est élevé à 23 ans. Placé en détention administrative, Rizq al-Rajoub a mené plusieurs fois la grève de la faim.

Le prisonnier Sidqi Zirro (60 ans) de la province d’al-Khalil a été sauvagement agressé par des prisonniers sionistes de droit commun alors qu’il se trouvait en isolement dans la prison de Nafha. Il est détenu depuis 2002 et condamné à 35 ans de prison par l’occupant (18/11).

L’occupant condamne le prisonnier Malik Saada, 20 ans, à 17 ans de prison, et le paiement de 35.000 shekels. Il avait été arrêté le 28 mars 2017 accusé de mener une opération de poignard dans la ville d’al-Lid. Il condamne le 23/10 le prisonnier Mohamad Shenawi, 22 ans, de la ville occupée de Haïfa, à la perpétuité plus 22 ans pour avoir tué un colon et blessé un autre, en janvier 2017.

Un projet de loi a été déposé au Knesset sioniste pour être discuté concernant l’interdiction des visites familiales aux prisonniers palestiniens. Ce projet s’ajoute aux dizaines de décisions et lois votées par l’entité coloniale pour déshumaniser les prisonniers. Selon Fares Qaddura, responsable de Nadi al-Assir, l’occupant veut accentuer sa répression pour satisfaire le public sioniste à la veille des élections, et il veut se venger à cause de son incapacité à faire libérer ses propres prisonniers détenus par la résistance à Gaza.

L’occupant arrête le journaliste maqdissi Amjad Arfa, dans le bourg de Selwan. Il arrête également le prisonnier libéré Rizq Khader, 54 ans, qui avait été détenu auparavant par l’occupant pendant 21 ans.
L’occupant interdit aux élèves du village de ‘Urif, au sud de Nablus, de se rendre à leur école. Les colons veulent s’étendre dans le quartier est du village, qu’ils agressent sans cesse depuis plusieurs jours (19/11).

24 Palestiniens ont été arrêtés lors des rafles menées (19/11) et des affrontements ont eu lieu avec la population du camp de Jénine.

Une campagne en faveur de la destruction de la nouvelle maison de la famille du martyr Ahmad Jarrar a été lancée par la famille du colon tué lors de l’opération du résistant (19/11).

Les soldats de l’occupation ont envahi la prison de Ramon, section 7, pour entreprendre des fouilles, et des transferts de prisonniers à l’intérieur de la prison ont eu lieu, de la section 7 aux sections 1 et 4. L’occupant arrête une Palestinienne de 25 ans, Iftikar Kamil, du bourg de Qabatia, sous le prétexte qu’elle portait un couteau lors de son passage à un barrage de l’armée d’occupation (19/11).



La normalisation est un crime et une traîtrise

Mahmoud Nawaj’a, coordinateur du BDS a déclaré que la politique menée par l’Autorité palestinienne a ouvert la voie aux sionistes pour normaliser leurs relations avec des Etats arabes, africains et islamiques. Il a remarqué que la partie officielle palestinienne « ne réclame pas clairement et directement à ces pays de cesser la normalisation de leurs relations avec « Israël », mais elle annonce son soutien à certains de ces régimes arabes comme l’Arabie saoudite, par exemple… Il a réclamé la fin de la « coordination sécuritaire » de l’Autorité palestinienne avec l’occupant et « l’abolition du comité de liaison avec la société « israélienne » que dirige le membre du CC du Fateh Mohammad Madani ».

Des personnalités palestiniennes, arabes et kurdes participent au congrès « le Congrès d’Israël » qui s’est tenu à Frankfurt en Allemagne, avec la participation d’institutions sionistes mondiales. Le congrès s’est tenu du 23 au 26 novembre. Il est placé sous l’égide du ministère sioniste des affaires extérieures, de l’Organisation sioniste mondiale et de l’Agence Juive et du KKL. Cette année, le congrès avait choisi de parler de la vision sioniste de la ville d’al-Quds, en préparation d’une large campagne pour la judaïsation de la ville arabo-musulmane. Du côté palestinien, étaient présents Bassem ‘Id, connu pour ses actes de normalisation, Hani Amli, connu pour ses liens avec l’USAID et sa participation à des associations sionistes, Mona Khoury Kassabri, professeur à l’université Hébraïque sioniste, le professeur Mohamad Dajjani, connu pour ses liens avec les sionistes. Du côté arabe, Sara ‘Idan, ancienne « miss beauté » de l’Iraq, Abdel Hamid Hakim, directeur saoudien d’un centre de recherches, et Adil Fizi, Mohammad Ihsan, Bakir Lshukri et autres personnalités kurdes.

Suite à la déclaration de Netanyahu affirmant que le Soudan allait ouvrir ses portes à l’entité coloniale, le responsable du Congrès national du Soudan (parti au pouvoir) a démenti la nouvelle disant que « Netanyahu ne pouvait visiter le Soudan ». Cependant, une dénommée Taraji Mustafa, soudanaise exilée au Canada, qui appartient à des groupes dissidents, soutenus par l’entité sioniste, et qui a fondé une association canadienne pour l’amitié entre la colonie sioniste et le Soudan en 2006, a affirmé à la presse que ce serait Netanyahu qui ne veut pas aller au Soudan à cause de la question des droits de l’homme. L’entité sioniste serait, d’après elle, un paradis. Elle avait normalisé ses relations avec la colonie et couché dans ses casernes en 2011.

Le Tchad, pays africain dont la majorité de la population est musulmane, a normalisé ses relations avec l’entité d’occupation par une visite de son président à Tel Aviv.

Qatar : les responsables de la principauté accueillent des responsables de l’entité sioniste dans le cadre d’une conférence sur l’avenir de la région. Un des participants sionistes est un général de l’armée sioniste, proche de feu Ariel Sharon, et directeur de la coordination au bureau de Netanyahu. Quelques jours auparavant, le Qatar avait reçu une délégation sportive sioniste. Quelques semaines auparavant, le Qatar recevait une délégation sportive sioniste, de même que les Emirats arabes unis qui ont reçu, en plus de la délégation sportive, une ministre de l’entité coloniale. Au même moment, Oman recevait le premier ministre sioniste dans une visite officielle, la première dans ce pays.

L’Arabie saoudite achète des programmes électroniques de l’entité sioniste pour poursuivre les opposants au régime. Ces programmes sont prévus pour être installés sur les téléphones portables (25/11). Les Emirats arabes unis pensent financer la ligne de gaz transporté de l’entité sioniste vers l’Europe (25/11).

La journaliste libanaise Aliya Ibrahim a participé et même dirigé une rencontre médiatique avec un journaliste sioniste (9/11), à Hong Kong.

Le congrès de l’unité islamique, dans sa 32ème session à Téhéran, a réclamé dans son communiqué final la cessation de toutes formes de normalisation avec l’occupant sioniste.

Plusieurs citoyens des Etats du Golfe se sont réunis pour former une commission réclamant la fin de la normalisation des relations avec l’entité sioniste, et la réactivation des lois sur le boycott arabe de l’occupant. Ils réclament l’interdiction de toute participation sioniste aux jeux sportifs dans leurs pays, et à toutes activités culturelle, académique ou artistique.

La population du Maroc s’insurge contre la présence d’une compagnie sioniste dans une foire à l’est du Maroc et réclame son expulsion. Ce qui a été fait (2/11)

15 associations civiles au Bahrayn décident de mener une campagne contre la normalisation des relations entre le régime et l’entité sioniste. (29/11)


La presse palestinienne

Le centre Atlas pour les études « israéliennes » explique pourquoi l’occupant sioniste a immédiatement accepté un cessez-le-feu, par l’intermédiaire de l’Egypte, après son opération ratée. Pour le centre, Netanyahu suit un autre projet, que de faire la guerre à la résistance palestinienne, celui d’approfondir la séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, et il est prêt à supporter beaucoup dans le but d’empêcher une représentation unique du peuple palestinien. D’un autre côté, si l’armée sioniste a arrêté la guerre, c’est parce qu’elle est devenue apte à être dissuadée, du fait de l’armement de la résistance, et sa crainte de paraître comme un Etat incapable de protéger ses centres commerciaux et indusriels (novembre).

Zuhayr Majed écrit sur « les envahisseurs ont peur des souvenirs » (17/10) que les mères des martyrs gémissent de tristesse, mais elles pensent au loin, avec l’espoir du retour. Gaza fait l’histoire tous les jours, et surtout les jours du vendredi. Il est vrai que nous perdons des jeunes qui avait la vie devant eux, mais leurs rêves étaient plus vastes que le blocus imposé sur lui et plus vaste que la bande de Gaza. Il rêvait de la Palestine toute entière, il étouffait, il voulait couper les barbelés pour aller où il voulait, il avait le rêve de faire une époque et de changer la réalité…. Les envahisseurs ont peur des souvenirs, comme disait le poète Mahmoud Darwish, il savent qu’ils sont sur une terre qui ne leur appartient pas. L’israélien continuera à avoir peur du lendemain, car va tomber le fort qu’est « Israël ». Pas un vendredi ne passe sans que la bande de Gaza ne se transforme en place de l’amour pour la Palestine. Le retour est fait avec le sang, et c’est pourquoi nous n’avons pas peur du lendemain, tant que le sang annonce la réalisation du rêve, ces révolutionnaires qui écrivent les premiers mots en franchissant les barbelés. Ne soyons pas tristes pour les martyrs, car nous ne les perdons pas, mais nous écrivons à travers eux l’histoire du retour.

Abdel Latif Mohanna écrit dans son article intitulé « deux fusées et un message » (20/10) à propos du lancement de deux fusées par la résistance sur l’entité sioniste (Beer Saba’ et près de Tel Aviv) fusées que les défenses de l’armée d’occupation n’ont pu intercepter : les menaces de l’occupation et de son cabinet restreint à la veille de la marche du retour du 19/10, n’ont rien fait, car la riposte de la résistance a été clair : vos menaces ne nous font pas peur, et nous sommes prêts à l’affrontement. La partie sécuritaire de l’entité vit encore sous le choc de l’opération dans la colonie Burkan, où le résistant court toujours, malgré les arrestations et les états de siège successifs, les sionistes sont divisés sur la manière de « frapper » Gaza et les Palestiniens, craignant le développement de la résistance en Cisjordanie et la précipitation des colons dans les abris, d’autant plus que les développements en Syrie ne sont pas favorables à l’entité. Certains quotidiens sionistes expliquent les atermoiements de la direction par le rapprochement des élections (législatives). Deux fusées et pas une de plus, de part leur précision, ont porté un message à ceux qui menacent et ceux qui font les intermédiaires… Gaza n’a rien à perdre, elle sait que sa résilience et sa résistance sont les moyens de briser le blocus criminel et par suite, de faire échec au « deal » de Trump. Deux fusées et un message, et avant, le commentateur de leur quotidien Haaretz, Ali Shalit écrit : le résultat est qu’il n’y a pas de place en Palestine pour les Juifs, elle n’est pas une terre sans peuple, selon le mensonge inventé par le sionisme. Il faut dire adieu aux amis et se diriger vers l’Amérique et l’Allemagne. »

Amer Khalil écrit dans son article « la constance des objectifs des marches du retour » (24/10) : « Les discussions « israéliennes » à propos des marches du retour et l’abolition du blocus montrent leur profondes conséquences politiques, et qu’elles sont présentes sur la table, elles reflètent la chute de la dissuasion (de cette entité), elles ont entraîné une impasse interne et sécuritaire chez l’occupant, alors qu’il a utilisé toutes les formes de la force, des sanctions, de la guerre psychologique, sans pouvoir les arrêter ou diminuer leur intensité, obligeant l’occupant à rechercher des voies politiques, en proposant la levée du blocus en contrepartie de leur arrêt, mais la duperie sioniste a échoué. »

Tayseer al-Ghuty commente la déclaration d’un journaliste sioniste affirmant que l’entité d’occupation est incapable de vaincre la bande de Gaza, peuplée de civils, qui soutiennent la résistance palestinienne. Les facteurs qui soutiennent cette déclaration sont : l’unanimité au sein de l’armée sioniste qu’il n’y a aucune cause valable pour attaquer la bande de Gaza, pour l’instant. La perte de confiance dans l’armée par le public sioniste, et le prix que devra payer l’entité coloniale lors de toute nouvelle « aventure » militaire, la crainte de la direction sioniste de ne pouvoir remporter une « victoire décisive » et surtout, l’accroissement des forces de la résistance palestinienne (29/11).


Communiqués et déclarations

Le secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine a mis en garde l’entité sioniste pour toute guerre qu’elle lancerait contre la bande de Gaza dans un communiqué (15/10) disant que le peuple palestinien ne s’agenouille pas devant les menaces sionistes, et n’abandonne pas son droit à la vie. Il a affirmé que la résistance à l’agression sera immédiate et commencera par là où elle s’était arrêtée en 2014, et que le fait de tue les civils dans les marches du retour et sur les barrages des colons en Cisjordanie sont des crimes que la résistance ne pardonne pas. Il a finalement appelé les résistants à s’apprêter à riposter à toute agression. 

Dans son discours diffusé du 10/11, lors d’un rassemblement dans la ville d’al-Bireh en Cisjordanie occupée, M. Ziad Nakhalé a déclaré que les marches du retour vont se poursuivre jusqu’à atteindre leurs objectifs et que « la colonisation qui s’étend comme le cancer en Cisjordanie ne s’arrêtera que par la résistance », réclamant que la Cisjordanie prenne la tête de la résistance comme lors de l’Intifada en 2000. 

Dans son discours du 24/11, Ziyad Nakhalé demande : « que disent les dirigeants saoudiens à Trump lorsque ce dernier affirme fièrment que sans l’Arabie saoudite, « Israël » serait en danger ? considérant que la normalisation avec l’occupant n’est « qu’un insigne de vilenie accroché à la poitrine des normalisateurs. »

Les organisations de la résistance ont affirmé que la démission de Liberman du ministère de la guerre sioniste est l’une des conséquences de la défaite rapide de l’occupant devant les armes de la résistance, et qu’elle signifie la victoire de la volonté de la résistance.

Les dirigeants des mouvements de la résistance à Gaza ont été tous unanimes à affirmer que l’alimentation de la bande de Gaza par l’essence qatarie ne signifie nullement l’arrêt des marches du retour, ce qu’avait cru l’entité d’occupation. 

Isma’il Radwan, dirigeant au mouvement Hamas, a déclaré que les menaces de l’occupant sionistes concernant la bande de Gaza « n’ont pas d’effet sur notre peuple ». « Ces menaces ne sont pas nouvelles, elles sont inopérantes et sans valeur, et nous mettons en garde l’occupant contre une quelconque agression ». Il a affirmé que les marches du retour ne s’arrêteront pas tant que ses objectifs ne sont pas atteints, y compris la fin du blocus ».

Hanna Atallah, président de la communauté orthodoxe palestinienne a affirmé la nécessité de mettre en place une référence nationale dans al-Quds pour s’opposer aux ventes illégales des terrains aux sionistes et suivre les dossiers urgents et sensibles. Les ventes des terrains qui ont eu lieu récemment sont illégales car la ville d’al-Quds est une ville occupée, et tout ce qui s’y passe ne peut être, en aucune façon, légal (13/10). Il a également affirmé que « Gaza prouve au monde qu’elle est capable de vaincre le blocus et de présenter des réalisation à notre peuple où qu’il se trouve » (11/11).

Sheikh Ikrima Sabri, président du conseil supérieur islamique d’Al-Quds, a mis en garde contre les affiches qui proposent des prêts aux Maqdissis, en vue de leur faire vendre des terrains, par le biais de nouvelles méhodes. « Les sionistes profitent des problèmes financiers de la population en vue de les entraîner dans des prêts qu’ils ne pourront pas rembourser, pour s’emparer de leurs maisons et terrains ».

Ahmad Saadate, secrétaire général du FPLP, déclare de la prison Ramon où il est détenu : « Les marches du retour ont constitué une réponse forte à la politique américaine et à son projet de régler le conflit selon la vision de l’occupant. Les marches ont matérialisé l’unité nationale et populaire, et a traduit le degré de mobilisation populaire ».  

Talal Abu Dharifa, membre du BP du FDLP, a déclaré (22/10) qu’il y a une incompréhension quant aux objectifs des « marches du retour », qui ne sont pas l’abolition du blocus contre la bande de Gaza, qui est cependant nécessaire, mais il s’agit de s’opposer au plan de règlement américain. Les marches du retour poursuivent des objectifs stratégiques et constituent un levier pour la lutte pour les droits palestiniens ».

Ihsan Ataya, représentant au Liban du mouvement du Jihad islamique en Palestine a déploré les affrontements interpalestiniens qui ont eu lieu dans le camp situé à Sayda, Mieh el Mieh, disant : nous n’appelons pas seulement à arrêter les affrontements, mais nous disons que ce qui se passe sert à faire passer le projet américain de liquidation de la question palestinienne. S’adressant aux combattants (Fateh et Ansar Allah) : « Arrêtez de vous battre, arrêtez de tirer sur notre peuple et nos camps et nos maisons, et dirigez vos armes contre l’ennemi sioniste » 16/10).


Dans la colonie

Le centre Atlas rapporte les commentaires d’un journaliste sioniste qui écrit dans Haaretz à propos de la nature du « peuple juif », créée par la propagande sioniste, disant : les Israéliens sont un peuple idiot, ils veulent que Netanuyahu attaque Gaza, bien qu’il soit devenu clair que Gaza ne peut être vaincue. Ce ne sont pas seulement les généraux qui veulent la guerre, mais les Israéliens eux-mêmes, ils ne peuvent vivre sans cela.. Ils ont perdu la capacité de réfléchir et d’analyser rationnellement leur situation. Les Israéliens refusent d’apprendre de leur expérience, et leur pensée les guide plus que l’expérience. La pensée israélienne dit que l’armée israélienne remporte la victoire dans les guerres. Ils ont la mémoire courte, ce qui est une autre preuve de leur idiotie. Ils vivent dans un monde qu’ils ont inventé pour eux-mêmes, qui n’a rien à voir avec la réalité. (23/11)

Yediot Aharonot affirme que les appareils sécuritaires sionistes et de l’AP ont réussi « jusqu’à présent » à empêcher l’Intifada en Cisjordanie, alors qu’elle est en ébullition (11/11).

La télévision de l’occupant a présenté un dossier sur l’unité 504 de l’armée sioniste, disant qu’elle est aussi importante que le Shabak et le Mossad, et qu’elle a réussi à infiltrer des pays et des régions en « mobilisant des personnes » et cherchant les points faibles en vue de soumettre et de faire travailler en faveur de « Israël ». Les personnes recherchées doivent pouvoir entrer en contact avec un large public, sachant sourire et ayant de hautes capacités pour inciter les Palestiniens, les Syriens et les Libanais à dépasser les lignes rouges.



Du côté de l’Autorité palestinienne

L’arrestation de militants palestiniens et leur détention dans les prisons de l’Autorité palestinienne s’est accrue au cours de cette période, à cause de la crainte d’une nouvelle Intifada palestinienne en Cisjordanie occupée. Les militants prisonniers mènent la grève de la faim pour réclamer leur liberté, et notamment la militante Suha Jabbara, mère de trois enfants, qui a été enlevée, séquestrée et torturée par les services de sécurité de l’AP, accusée d’avoir transmis de l’argent aux familles des prisonniers détenus dans les prisons sionistes. Suha Jabbara mène la grève de la faim. Loua’ai al-Ashqar, frère du martyr Mohammad al-Ashqar, a également été arrêté, ainsi que Layth Raddad, 20 ans, fils du combattant prisonnier Jasser Raddad, accusé d’avoir été aidé à survivre après l’arrestation de son père. Depuis le 9/11, les forces sécuritaires de l’AP détiennent l’avocat Mohammad Nu’man Salem, 28 ans, de Bizariye près de Nablus, pour la troisième fois. Elles ont également arrêté Samed Salem, 28 ans, le 24/8, sans l’accuser de quoi que ce soit.
 



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